Home / Témoignages

Témoignages

Témoignages

Elie Wiesel,

Ecrivain, ancien déporté, Prix Nobel de la Paix, parrain des Territoires de la Mémoire et conférencier de Facing History and Ourselves.

« Quand on m’a parlé pour la première fois de Facing History and Ourselves, je me suis dit “Les leçons de l’Histoire ? Quelle histoire ?” Ce n’est que plus tard que j’ai compris : c’est notre histoire commune que nous essayons tous d’apprendre. »


Matt Damon

Acteur, “ancien” de Facing History and Ourselves.

« La rencontre en classe avec un ancien déporté, pendant un cours de Facing History and Ourselves, reste l’une des choses les plus bouleversantes qui me soient jamais arrivées… Tout d’un coup, nous entrions en contact avec l’Histoire, tout d’un coup, nous pouvions mettre un visage dessus… Je dois énormément à ce cours ; cette expérience, à ce moment précis de ma vie, a façonné en grande partie l’homme que je suis devenu. »


Romeo Dallaire,

Lieutenant-général canadien qui a sauvé des milliers de Rwandais en 1994, alors qu’il dirigeait la mission des Nations Unies au Rwanda. Conférencier de Facing History and Ourselves.

« Je risquais la cour martiale si je refusais d’obéir à un ordre. Mais accepter cet ordre me semblait immoral… Je pouvais m’accommoder d’une cour martiale, mais je n’aurais plus jamais pu me regarder en face si j’avais abandonné des êtres humains sans défense. »


Paul Rusesabagina

Hôtelier rwandais, gérant de l’Hôtel Mille Collines, dont le comportement pendant le génocide (dont a été tiré le film Hôtel Rwanda) lui a valu de nombreux honneurs. Conférencier de Facing History and Ourselves.

« Je suis resté l’homme que je suis. J’étais gérant d’hôtel, et je suis resté un gérant d’hôtel du début à la fin. Je crois profondément que la seule façon de réagir dans de telles circonstances, c’est de rester qui l’on est. »


Chantal Walschap

Professeur d’anglais en 5è et 6è année à l’Athénée Provincial de La Louvière

« Le séminaire Facing History and Ourselves m’a animée d’une envie nouvelle d’aborder des thèmes que je n’avais jamais traités jusqu’alors et d’essayer de jeter des ponts vers d’autres cours.

Nous abordons, par exemple, la 2è guerre mondiale en lisant le Journal d’Anne Frank, en regardant certains films comme « Sophie Scholl » ou « La Chute »…

Nous discutons de thèmes tels que la violence, la tolérance, l’obéissance, le racisme, les préjugés, les stéréotypes… et rejoignons ainsi les thèmes abordés aux cours de morale, religion, histoire, français etc. – sans oublier l’actualité.

Grâce à ces éclairages différents, les élèves prennent conscience que l’action de chaque individu a son importance, que faire un choix est une nécessité et que l’indifférence est ce qu’il y a de pire. »


Marty Sparks

Professeur en classes d’immersion linguistique, 1è et 2è, à l’Athénée Provincial de La Louvière (extrait de témoignage)

« …J’ai fait adopter les journaux intimes et c’est un succès. Mais pour cela, le professeur doit bien insister sur le fait que ces journaux ne seront ni LUS ni COTÉS par le professeur. C’est PRIVÉ. Chaque fois que les enfants écrivent dans leurs journaux, je vois bien qu’ils sont vraiment concentrés et qu’ils réfléchissent aux problèmes. Cela leur donne également la confiance nécessaire pour écrire leur pensées et idées les plus secrètes. Pédagogiquement parlant, c’est un encouragement à l’expression écrite.

Cette pédagogie n’est pas facile à faire passer ; il faut se sentir bien en tant que professeur et établir un climat de confiance avec les enfants. Je pratique ce cours le vendredi après midi plutôt que le lundi matin parce que les enfants doivent être « éveillés ».


Margot Strom

Fondatrice de Facing History and Ourselves, Margot Stern Strom est enseignante, écrivain et conférencière. Depuis 1979, elle dirige la Fondation nationale Facing History and Ourselves et depuis 1994, elle siège au conseil d’administration du Projet Harvard/ Facing History and Ourselves. Elle a reçu de nombreux prix en récompense de son travail en tant qu’éducatrice et militante des droits civiques.

« Les jeunes sont capables d’étudier l’histoire dans toute sa complexité, avec son héritage toujours vivant de préjugés et de discrimination, de résistance et de courage. Certains sujets sont difficiles, voire douloureux. Beaucoup d’enseignants les abordent avec appréhension à cause des opinions sans nuances qu’ils entendront dans la bouche de leurs élèves avant que ceux-ci commencent à confronter les mythes et la désinformation qui aujourd’hui encore continuent d’imprégner ce que nous savons les uns des autres. Et pourtant, de telles discussions sont essentielles pour la démocratie. »


***

Article du journal Le Monde sur "Facing History and Ourselves"

Annick Cojean: Les mémoires de la Shoah V - Confrontation avec l'Histoire in Le Monde (29 avril 1995) © Le Monde 1995 Reproduction interdite sauf pour usage personnel - No reproduction except for personal use only

Nous remercions Le Monde de nous avoir autorisés à reproduire ce texte.

Désormais, le génocide n'est plus un sujet tabou dans les écoles. L'Amérique y puise des leçons susceptibles d'inciter ses jeunes à la vigilance et à la responsabilité civique